LA MATRICE ARCHAÏQUE

La matrice archaïque

Peinture noire, scotch noir et moquettes in situ, 2024.

Photo © Baptiste Dété, 2024.

La matrice archaïque multiplie à l’infini dans l’espace de l’exposition le motif du plafond du Centre d’Art. Le plafond du centre d’art, souvent considéré comme un défaut que l’on cherche à cacher, a alors été utilisé comme motif omniprésent dans lequel les signes naviguent à leur guise. Tout comme pour l’utilisation de matériaux donnés, récupérés, il s’agit de «faire avec ce qu’on a», de «faire avec ce qu’on est», ce qui rentre directement en résonnance avec les concepts de vrai-self et de faux-self, la question du masquage (masking) chez les personnes présentant des troubles du neuro-développement, mais également la question des rôles sociaux que nous adoptons tour à tour dans la vie quotidienne. 

Ce motif de quadrillage a donné son titre à la pièce. D’une part, le terme « archaïque » se joue du côté désuet de ce plafond. D’autre part, la matrice, présentée comme trame de fond de l’exposition, est aussi un écho à la question des normes, comme suggère l’expression « rentrer dans des cases ». 

Ce recouvrement du sol aux murs jusqu’au plafond trouble les visiteur·rice·s en déplaçant nos repères spatiaux et nos sensations habituelles.

Pièce réalisée lors d’une résidence de territoire, intulée Self Party, pilotée par le BBB Centre d’Art, Toulouse (France) et présentée dans l’exposition personnelle On sent danser nos troubles dans ces gestes bleus au BBB Centre d’Art, Toulouse (France) du 25 octobre 2024 au 15 février 2025, sous le commissariat de Léa Besson.

Production : BBB Centre d’Art, Toulouse (France).

 

Vues de La matrice archaïque au BBB Centre d’Art, Toulouse (France), 2024.

Photos © Baptiste Dété, 2024.