À PROPOS
Tout démarre généralement par l’écriture, que ce soit par des mots,
des paroles, des signes, des voix,
des schémas, des sons,
des diagrammes, des fragments,
des images…
Ma pratique artistique oscille entre la performance et l’installation. Par le biais d’un travail où la recherche théorique et l’intervention dialoguent en permanence, les pièces fabriquées, issues de matériaux le plus souvent récupérés, peuvent être considérées comme des résultats de performances, d’obsessions quotidiennes, mêlant mises à l’épreuve corporelles et mentales. Dans une logique féministe et intersectionnelle, les codes employés sont souvent attachés à des caractères dominants, dans la perspective d’une remise en question de nos biais systémiques, et donc de l’ordre social établi.
Mes recherches, qui sont empreintes de sociologie interactionniste, de gender studies et de psychologie, visent à développer une réflexion autour de nos rôles sociaux et de leurs impacts sur nos interactions et relations sociales, mais aussi sur nos identités. Ces questionnements sont intrinsèquement liés à la classification des catégories et sont sans cesse mis en relation à travers l’utilisation de certains langages scientifiques, car ils apparaissent comme des représentations de certains pouvoirs.
Pour être tout à fait honnête, je travaille sous l’égide d’un personnage, n’ayant pas de nom, parlant au «on», qui est un peu un savant fou ou ignorant fou, qui n’a pas vraiment de genre, qui n’est peut-être pas tout à fait humain, qui est tout le monde et personne à la fois, qui a soif d’une utopie, parfois contradictoire.
Comme beaucoup de personnes, je dois vivre au quotidien avec plusieurs sévères troubles du neuro-développement, donc pour m’en sortir dans la vie, j’ai dû me créer un personnage.
Son existence peut être vue comme la mise en scène d’un travail d’apprentissage de nos codes et rôles sociaux, complexes et ramifiés, fait sur le tard, de manière théorique et méthodologique, avec hésitation, distance et amusement. Il est aussi une voix qui cherche à formuler l’espoir, l’utopie, donc en étant sans cesse dans la tentative, ce qui le confronte souvent à l’errance, l’échec, l’erreur.
BIO
Mélodie Bajo est artiste plasticienne et intervenante. Elle est née en 1995 à Paris, a grandi dans les Pyrénées et vit et travaille à Toulouse (France).
Elle travaille sous l’égide d’un personnage, savant fou ou ignorant fou, qui est tout le monde et personne à la fois.
Sa pratique artistique oscille entre la performance et l’installation. Par le biais d’un travail, où recherches théoriques et interventions dialoguent en permanence, les pièces qui sont fabriquées, issues de matériaux le plus souvent récupérés, peuvent être perçues comme des résultats de performances, d’obsessions quotidiennes, mêlant mises à l’épreuve corporelles et mentales.
Ses recherches, orientées vers la sociologie interactionniste, les gender studies et la psychologie, l’engagent à questionner nos rôles sociaux et leurs impacts, notamment sur nos identités et nos interactions et nos relations sociales.
En 2015, elle est diplômée d’un DNAP à l’École Supérieure d’Art des Pyrénées de Tarbes, France, et en 2018, elle obtient un DNSEP avec les félicitations du jury à l’Institut Supérieur des Arts de Toulouse, France.
En 2019-2020, elle réalise une résidence à la bibliothèque du Musée des Abattoirs à Toulouse, France, qui se conclura par une exposition au sein du Musée. En 2020-2021, elle participe au post-diplôme POST-BC, en partenariat avec la plateforme des écoles d’art de Bourgogne-Franche-Comté, France. En 2021, elle participe à la formation «Profession artiste» proposée par le BBB Centre d’Art. La même année, elle fait partie des lauréat·e·s des résidences Création en cours, pilotées par les Ateliers Médicis, qui marquent le début d’un projet artistique autour de la transmission, qu’elle poursuit en 2022 lors des résidences Transat, également pilotées par les Ateliers Médicis.
En 2023, suite à une résidence à Pollen, Monflanquin, France, elle propose une première exposition personnelle, nommée Chaordre. En 2024, elle réalise sa première résidence internationale à la Fonderie Darling, Montréal, Canada et à la Gare de Matapédia, Canada, et juste après cela, elle participe à l’exposition collective Ça improvise du réel, à l’occasion des 30 ans du BBB Centre d’Art, Toulouse, France.
Par la suite, elle débute une collaboration avec la sociologue québécoise Lisandre Labrecque-Lebeau sur des projets mêlant l’art et la sociologie. Parallèlement à cela, elle réalise une résidence de territoire dans les quartiers Nord de Toulouse, France, intitulée Self Party, pilotée par le BBB Centre d’Art, qui est suivi de l’exposition monographique On sent danser nos troubles dans ces gestes bleus.
La même année, elle fait partie des lauréates de Mezzanine Sud – Prix des Amis des Abattoirs, à la suite duquel elle propose l’exposition personnelle Je me suis dissoute lorsque j’ai découvert cette fibre animée et on s’est évaporé·e·s à l’intérieur, au sein du Musée des Abattoirs – FRAC Occitanie à Toulouse, France, qui sera également présenté au PAC Aussillon, France, durant l’hiver 2025-2026 en partenariat avec le FRAC Occitanie.
Expositions et performances récentes : « Conversations performées », BBB Centre d’Art et Musée des Abattoirs – FRAC Occitanie, Toulouse, France (2025), « On ment dans le rytme ample de nos pas », BBB Centre d’Art, Toulouse France (2025), « Je me suis dissoute lorsque j’ai découvert cette fibre animée et on s’est évaporé·e·s à l’intérieur », Musée des Abattoirs – FRAC Occitanie, Toulouse, France (2025), « On sent danser nos troubles dans ces gestes bleus », BBB Centre d’Art, Toulouse, France (2024-2025), « Ça improvise du réel », BBB Centre d’Art, Toulouse, France (2024), « Je me suis dissoute lorsque j’ai découvert cette fibre animée et on s’est évaporé·e·s à l’intérieur », Fonderie Darling, Montréal, Canada (2024), « Synnécrobiose », Gare de Matapédia, Canada (2024), « Chaordre », Pollen, Monflanquin, France (2023)…
PUBLICATIONS
Je me suis dissoute lorsque j’ai découvert cette fibre animée et on s’est évaporé·e·s à l’intérieur dans le podcast Pour la petite histoire…
Lycée Pierre Bourdieu de Fronton (France), Production Webradio de l’académie de Toulouse, 2025

