Le C.S.I.N.T.I. (Le Concept Scénique Intrinsèque à une Nouvelle Taxonomie Innovante)

Vidéo performance, 17 mins, 2020



Vidéo réalisée dans le cadre d’une résidence en duo avec Hélène Boutonnet, à la Bibliothèque du Musée des Abattoirs, FRAC Occitanie, Toulouse sur une invitation d’Éléonore False, avec le soutien de l’isdaT.

Production : Musée des Abattoirs, FRAC Occitanie, Toulouse.

Un constat a été fait : la taxonomie (la classification et la catégorisation biologique des êtres vivants) n’est plus correcte par rapport à notre évolution et à notre société. Une équipe de huit personnes a été réunie pour résoudre ce problème. Le but de ces personnes est de modifier et construire une nouvelle taxonomie. Mais la discussion ne se passe pas comme prévu, certains souhaitent conserver un ordre logique et d’autres voudraient y intégrer les êtres non vivants (objets, constructions...).

Le C.S.I.N.T.I. (Le Concept Scénique Intrinsèque à une Nouvelle Taxonomie Innovante) présente un dialogue entre neuf personnages (dont un qui n’apparaît jamais) : le dominé/dominant, le dominant, le bras droit, le délateur, l’intermédiaire, le comparse, le contrôleur, le client professionnel et la non-personne. Ces personnages sont inspirés des rôles dits «contradictoires» théorisés par le sociologue Erving Goffman. Positionnés comme dans un panoptique, ils abordent un sujet absurde : la création d’une nouvelle taxonomie des êtres vivants et des êtres non-vivants. Le but de chacun des personnages n’est pas de trouver des solutions ou de participer réellement à la création de cette nouvelle taxonomie mais de jouer pleinement son rôle, notamment en pratiquant une domination par le verbe inhérente à la possession d’un certain savoir et en restant sur leurs positions. J’ai imaginé ce dialogue à la manière d’une petite société, des personnages, des éléments évoluent ensemble, des constructions sociales sont définies et assumées, des «vérités» sont établies et ancrées, le savoir bien- heureux est déterminé et les normes sont bien fixées. Les personnages évoluent entre eux tels des stéréotypes conscients ou inconscients de leurs masques sociaux et pratiquent dans leurs discours une forme de caricature de la biologisation du social.







Tous droits réservés © Mélodie Bajo, 2020