LA THÉORIE DU PRESQUE

Performance vidéo, 15 mins, 2019








Performance réalisée le 9 mars 2019, dans le cadre de la soirée Acronyme 2 - une lisibilité presque, sur une invitation de Benjamin Paré, au sein du collectif IPN. Aussi le 22 mars 2019, dans le cadre de l’exposition collective Première Presse (Bords perdus) au Salon Reçoit, sous le commissariat d’Alex Chevalier.
Une comportementaliste analytique déploie une théorie autour du mot «presque», en mettant en situation deux personnes qui sont en réalité des cobayes tenant le rôle du «prédicat» et le rôle du «syntagme nominal». Se considérant comme leur point de raliement, la comportementaliste analytique tient quant à elle, le rôle de la «prédication».

Le «prédicat» et le «syntagme nominal» ne se veulent en apparence aucun mal, car ils ont compris que l’un sans l’autre ils sont incomplets, ils ne sont que presque quelque chose, mais ils recherchent tant bien que mal à exister l’un sans l’autre. Pour se faire, ils vont passer par des moyens plus ou moins originals et des phases plus ou moins spéciales, le tout de manière aléatoire. La «prédication» va quant à elle se placer comme arbitre en les encourageant ou en les décourageant et à la fois comme comportementaliste, expliquant de manière théorique au public ce qu’il est en train d’observer. C’est elle qui va justement théoriser ce presque. Ce que l’on observe à l’écran avec le «prédicat» et le «syntagme nominal», c’est la pratique de ce presque.

Cette comportementaliste analytique va se jouer de cette rencontre entre ce «syntagme nominal» et ce «prédicat» pour bien sûr se mettre en valeur, mais aussi tenter de propager un discours néfaste autour du «presque», elle va propager ce mot et faire en sorte qu’il devienne un mantra pour les personnages à l’écran mais aussi pour le public.


               




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